Burano, Venise


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Burano est une île du nord de la lagune de Venise, en Italie. Elle est connue pour sa dentelle, ses masques et ses canaux bordés de maisons vivement colorées. Comme nous sommes sur un site dédiée à la mode il serait normal de parler de la dentelle et des masques, mais si je parle de Burano, je parle avant-tout des maisons colorées !

Les maisons colorées :

La raison pour laquelle les maisons situées sur l'ile de Burano est très simple. À l'origine, les pêcheurs peignaient leur maison de différentes couleurs pour se repérer et reconnaître leur maison en cas de brume (dans cette région le brouillard est particulièrement dense, surtout en hiver). Aujourd'hui encore, les habitants ont l'obligation de repeindre leur maison une fois par an de cette même couleur.

La dentelle :

Ce n’est que vers le milieu du XVIe siècle que naît la dentelle à l’aiguille. À l'époque, les femmes brodaient au coin du feu, lors des longues soirées d'hiver, tout en écoutant les récits des marins-pêcheurs qui revenaient de longs voyages en mer

La dentelle devient la spécialité de Burano et apporte prospérité à l'île, d’autant que ses habitants sont épargnés de la malaria (maladie infectieuse connue aussi sous le nom de paludisme) car ses canaux ne s’ensablent pas. Les ouvrages très raffinés produits sur l'île rencontrent un succès croissant auprès des princes, nobles et riches bourgeois d’Europe. Cet engouement est tel qu’il est nécessaire de développer un enseignement de la dentelle afin de pouvoir produire à plus grande échelle.

L'île a produit aux XVe et XVIe siècles les plus belles dentelles d'Europe. Au XVIIe siècle, le roi de France Louis XIV interdit leur importation et crée, pour tenter de les imiter, la manufacture royale des dentelles françaises.

Aujourd'hui quelques dentellières travaillent encore dans la grande tradition de Burano. Mais comme il faut trois ans pour réaliser une nappe, les pièces abordables viennent le plus souvent de Hong Kong ou de Chine.

Fermée en 1972, puis rouverte entre 1981 et 1995, l’école de la dentelle n’assure plus de cours réguliers. En revanche, elle abrite un musée exposant des pièces d’une beauté et d’une valeur inestimables. Des nappes, des couvre-lits, des écharpes, des gants qui témoignent du savoir-faire des femmes de Burano.

Les masques :

Le jeu et la liberté en folie menaient la danse de tous les carnavals.

Sauf qu'à Venise, le carnaval était devenu un style de vie et un état d'esprit !

La République autorisait le masque, et il était protégé par elle.

Tant que durait le carnaval tout le monde portait le masque, le doge, le prêtre, le nonce tout comme la servante, et vaquait ainsi “incognito” à ses affaires.

C'est masqué qu'on faisait ses courses, qu'on rendait visite, qu'on menait sa vie ordinaire, sauf que le masque permettait de tout dire et de tout oser !

Le masque effaçait les barrières sociales : plus d'étiquette, plus de convenances à respecter.

Plus de patricien, plus d'inquisiteur, plus de prêtre ou de moine, plus de zentildonna, plus d'étranger, plus de religieuse, plus de riche ou de pauvre, plus de timidité, ni d'embarras, restait le “signor Maschera”.

La cape noire (tabarro), la bauta blanche et le domino noir sous le tricorne n'étaient pas tristes : c'était avant tout des signes de liberté de parole, de folie autorisée, de joie et de plaisir secrets.

Personne n'obligeait personne et personne n'empêchait personne.

Une seule règle : prendre du bon temps, rire, danser et s'amuser ensemble.

Source : Internet

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